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Actus d’ANIS

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ANIS assiste à la Conférence INFOCOM de Roubaix « TIC et développement africain informel : adéquation de la démarche de l’ONU ? » (2004)

Publié le 26/03/2004
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ANIS a assisté le mardi 23 mars 2004 à une Conférence intéressante donnée dans le cadre du séminaire GERICO de l’UFR Infocom (IUP INFOCOM de Roubaix), sur le thème « TIC et développement africain informel : adéquation de la démarche de l’ONU ? ».

La conférence était donnée par Madame Annie Chéneau-Loquay, Géographe / Directrice de recherche au CNRS / Centre d’Etudes d’Afrique Noire, UMR 5115 CNRS/IEP, Bordeaux IV, et Responsable du programme et du réseau de recherche AFRICA’NTI.

Nous proposons ici de retranscrire de manière la plus claire et explicite possible les propos exposés lors de cette conférence. Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter. Ou à laisser en ligne vos opinions sur le sujet...

Le thème de la conférence était le suivant :

Le Sommet mondial de la Société de l’Information (SMSI) premier sommet de l’ONU sur ce thème, a fait de la réduction du fossé numérique une priorité, mais rien n’est dit sur les conditions concrètes de réalisation de cet objectif, en particulier en Afrique où les formes de développement du réseau Internet et de ses usages sont tout à fait particulières. L’appel à la « solidarité numérique » des délégations africaines a reçu lors de ce sommet un accueil pour le moins réservé.

Cette conférence pose la question de l’adéquation entre le mode de fonctionnement socio-économique africain et la démarche actuelle de l’ONU et plus largement de la coopération internationale pour promouvoir les NTIC.

Les modes d’insertion des TIC dans les territoires africains illustrent tout particulièrement le processus « d’occidentalisation du monde » puisqu’elles arrivent en Afrique sans y avoir été ni conçues ni produites mais seulement exportées, qu’elles sont porteuses de normes, de modes d’organisation et de valeurs occidentaux et vecteurs d’une soit disant « société de l’information » mondiale dans laquelle le continent est fortement incité à entrer.

Parmi ces technologies, Internet a tendance à occuper le devant de la scène alors qu’il fait appel à des outils, l’ordinateur et les logiciels associés, qui sont complexes, difficilement modifiables, coûteux, dépendants d’infrastructures de base (téléphone et énergie électrique) très inégalement réparties, qu’Internet est réservé aux lettrés, et diffuse le pire et le meilleur sans garantie de contrôle sur les sources.

De telles caractéristiques posent tout particulièrement le problème du décalage radical qui existe entre les univers des pays du Nord où le modèle est né et ceux du Sud où il est projeté.
Or l’utopie actuelle portée par l’ONU autour des NTIC gomme complètement cette différence et se sert au contraire de l’argument de la « pauvreté » qu’il s’agit de « réduire » pour promouvoir l’utilisation de cet outil. On a là une situation pour le moins paradoxale où le principe de réalité est gommé au profit de l’idéologie revisitée du progrès technique comme support du progrès social mais selon la formule consacrée « trade not aid ».

Compte-rendu de la Conférence ci-joint.

Documents joints

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