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Banque d’expériences

Akopo : Une plateforme de blogs pour les Africains (2007)

Publié le 05/09/2007
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Interview de Jean-Baptiste Essissima - Le technicien de la mise en ligne de Cameroon Tribune raconte les difficultés de son travail -

Source : La Lettre camerounaise des TIC - http://www.acsiscameroun.org/acsisnewsletter5/jean-baptiste-essissima.php

Vous êtes le principal responsable de la publication en ligne du quotidien Cameroon Tribune. Comment cela se passe-t-il concrètement ?
Je travaille en collaboration avec les responsables de la rédaction. Les mises à jour se font le soir, après le bouclage de chaque édition papier du journal. Après le BAT (bon à tirer, Ndlr) je récupère les articles auprès, du rédacteur en chef technique, suivant des critères bien précis, qui peuvent être soit leur importance, soit encore leur longueur. C’est ainsi que les brèves, par exemple, ne nous intéressent pas pour le site. Pour le reste, les articles sont traités sur la base des caractéristiques techniques Html. Pour mettre tout le journal en ligne, cela me prend entre une heure 30 et deux heures de travail.

Quels types de difficultés rencontrez-vous dans l’exercice de votre travail ?
Les difficultés sont de plusieurs ordres. D’abord, sur le plan éditorial, je n’ai pas la possibilité de mettre une information en ligne sans en référer à mon rédacteur en chef technique. Sur un tout autre plan, nos dirigeants ne semblent pas encore avoir effectivement appréhendé le concept de journal en ligne. Conséquence, il n’y a pas de véritable rédaction autonome pour la mise en ligne des informations sur notre site Internet. Vous constaterez en effet que les versions en lignes de nos journaux sont des copies conformes des supports papier ; alors qu’ailleurs les journaux en ligne n’ont presque rien à voir avec la version Hard. Lorsqu’on parle d’Internet, on fait en effet essentiellement allusion à l’instantanéité. En principe, nous devrions traiter les informations en temps réel. Ce qui n’est malheureusement pas encore le cas chez nous, et au Cameroun d’une manière générale. Mais cela peut se comprendre aisément, parce qu’il faudrait mobiliser des moyens humains et matériels supplémentaires pour y parvenir. Et la plupart de journaux camerounais ne peuvent pas encore se payer ce luxe.

Comment êtes-vous devenu Webmaster ?
On peut dire que je fais partie des premiers Webmasters que le Cameroun a eus. Après mon baccalauréat, j’ai préféré suivre immédiatement une formation professionnelle dans une entreprise, New-Tech, qui a malheureusement fermé ses portes à Yaoundé. C’est après cette formation que j’ai été appelé à la Sopecam (Société de presse et d’édition du Cameroun, Ndlr), qui avait déjà un certain contrat avec New-Tech. Jusqu’à présent, il n’existe pas encore de centre de formation digne de ce nom en Webmastering au Cameroun. On dispense quelques fondamentaux dans les filières informatiques des universités, mais cela n’est pas suffisant. En effet, un bon informaticien n’est pas forcément un Webmaster.

Pour un jeune qui s’intéresse à cette filière, quelles opportunités lui sont donc offertes en terme de formation ?
Il a récemment été recensé près de 22 nouveaux métiers qui concernent Internet, et les Tic (Technologies de l’information et de la communication, Ndlr) de manière globale, sur lesquels plusieurs jeunes peuvent être formés à travers le monde. Et parmi ces métiers, il y a le Webmastering, le Webdesignering, etc. Sur le plan local, il existe quelques petites entreprises privées qui offrent aux jeunes des formations Html, en programmation et pour la création de sites dynamiques. Mais, il reste beaucoup de choses à faire sur ce plan. Et c’est ce qui explique un peu la pauvreté des sites Web camerounais, notamment sur le plan du design.

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