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Banque d’expériences

Offrons des logiciels libres (2003)

Publié le 09/04/2003
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Par Georges Khaznadar

Aujourd’hui, il existe des cédéroms copiables librement et légalement, avec dessus presque 2 giga-octets de logiciels utiles. Nous pouvons contrôler ces logiciels de façon indépendante.

Les logiciels deviennent les neurones du système nerveux de nos associations, de nos administrations. N’est-ce pas dangereux qu’ils soient actuellement fabriqués par une seule firme ou presque dans le monde ?


Je me souviens de Pierre, prof comme moi, qui faisait un sondage parmi ses élèves.

- Qui a un ordinateur à la maison, levez la main ?

  • 25 mains levées. Quelques élèves se sentent tout à coup un peu à part, ils n’ont pas levé la main.

- Qui utilise Word pour écrire des textes ? Vous pouvez garder les mains levées ...

  • 5 mains redescendent.

- Qui a acheté Word ?

  • D’un seul coup, il reste trois mains levées. Du coup les trois derniers se sentent à part.

Nous nous occupons d’administrations, nous nous occupons d’associations, et nous montrons que grâce aux réseaux, il est possible d’être citoyen, de communiquer, d’échanger idées et savoirs.

Il y a sur internet quelques places qui sont peut-être comme l’agora des premières démocraties. Dans l’agora antique, pour entrer et parler, il fallait deux tickets :
- avoir de bonne jambes pour aller jusque là,
- être citoyen (les esclaves n’avaient pas droit aux démocraties des débuts).

Que faut-il aujourd’hui pour accéder aux places d’internet ?
- pas besoin de jambes, c’est fort bien quand on a du mal à se déplacer.
- heureusement, l’esclavage a été aboli.

Il reste cependant deux tickets, nouveaux ceux-là :
- il faut un appareil [1], et une connexion.
- il faut des logiciels.

On se procure l’appareil et la connexion auprès de marchands, on paie pour du matériel et des services.

Pour le logiciel, c’est plus aisé. Techniquement, il suffit de le copier d’un support à un autre support, et l’appareil est souvent capable de faire ça pour un prix nul ou presque. Le premier logiciel a peut-être coûté très cher, mais le multiplier ne coûte rien.

Donc, pour accéder à la démocratie de notre temps, c’est simple : distribuons des logiciels. Avec les logiciels libres, sous licence GNU/GPL par exemple, c’est possible légalement.
Attention cependant à ne pas faire de même avec, par exemple, Word. Ça peut vous mener en prison.


Rêveries ?

Essayez vous-même. Procurez-vous un cédérom tel que Freeduc-CD, auprès de l’association OFSET (diffusion : CRDP d’Aquitaine). Techniquement, il contient tout ce qu’il faut pour démarrer votre ordinateur, sans rien inscrire sur le disque dur, et essayer un complexe de 2 giga-octets de logiciels libres. Trois minutes après le démarrage, vous utilisez les logiciels GNU/Linux, pour faire tous les travaux dont vous avez besoin sur votre ordinateur. Ça vous plaît ? vous l’installez sur le disque dur, et gardez en même temps les logiciels windows, sans altération. Pas envie tout de suite ? Vous arrêtez tout simplement. Rien n’est modifié aux données de votre disque dur.

Vous pouvez vous procurer des logiciels libres et obtenir des renseignements utiles auprès de l’association CLX, qui fait leur promotion dans le Nord-Pas de Calais.

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